Kinésithérapie

Comme l’étymologie du terme le signifie, la kinésithérapie – du grec kinêma, mouvement & therapeueîn, soigner –  désigne l’action de soigner par le mouvement !

Mieux connue de par le monde sous l’appellation physiothérapie, la « Kiné » se caractérise par une approche « physique » du corps et de ses mécanismes complémentaire à la Médecine contemporaine. C’est probablement en réhabilitation sportive qu’elle a trouvé le plus de résonance au regard de l’attention portée au suivi des athlètes. Toutefois, le corps est également « l’outil de travail » et du « rendement » des tâches répétitives journalières de l’ensemble de la population « active… » C’est en ce sens que, à titre d’exemple, le dos « meurtri » par le nombre ahurissant des heures passées derrière un écran pousse de plus en plus « d’athlètes de l’entreprise » à franchir la porte de l’un ou l’autre cabinet de soins. Après une « simple » entorse de cheville, à la suite d’un lumbago, d’un torticolis ou encore d’un « syndrome facettaire », le Kinésithérapeute est chargé d’assurer le suivi du patient, de ses symptômes et de sa douleur. Il l’accompagne dans son processus de guérison et le motive à aller de l’avant... En somme, il le responsabilise aussi ! Muni d’une large palette technique aussi diverse que variée dans des domaines qui vont de la revalidation cardiaque, post-traumatique ou encore post-partum, en passant par la rééducation vestibulaire, neurologique, les soins pédiatriques ou encore le traitement des démences séniles et autres infirmités cérébrales, une confusion des « genres » s’installe parfois… Non sans rappeler qu’il existe sans doute autant de façons différentes de pratiquer la Kinésithérapie qu’il y a de Kinésithérapeutes ou de manières d’aborder un patient…

« Masso-Kinésithérapeutes » comme ils sont nommés en France, leurs compétences « tactiles et palpatoires » sont avant tout celles qui ont fait leur succès auprès du grand public ! Oeuvrant afin de soulager, soigner ou « guérir » les dysfonctionnements du corps, on peut en effet qualifier les Kinésithérapeutes de spécialistes du toucher, donc du domaine de l’haptique – du grec aptomai, je touche – ! De telle sorte qu’avec une démarche initialement axée sur la« sensibilité » et la « motricité », la Kinésithérapie ou Physiothérapie regroupe sous son intitulé un ensemble de méthodes et de modes opératoires qui visent prioritairement la réhabilitation fonctionnelle !

Avec ou sans « adjuvants technologiques », la « Physiologie du mouvement » – du grec phusis, nature & logos, étude, science – s’est érigée comme le trait d’union d’une pratique internationale » de la Kinésithérapie qui a unanimement conquis ses lettres de noblesse grâce aux vertus de sa « Science de la Revalidation et de la Rééducation ! » Discipline paramédicale en évolution permanente, son avènement en milieu hospitalier a permis de démontrer son intérêt au sein d’équipes pluridisciplinaires à la pointe de leur spécialité ! Le rôle grandissant des Kinésithérapeutes dans les protocoles de soins rend d’ailleurs compte de la confiance qu’ils ont su gagner auprès du corps médical. Qu’il s’agisse de chirurgie orthopédique, vasculaire ou encore abdominale par exemple, la Kinésithérapie est généralement prescrite comme un remède complémentaire au suivi pharmaceutique. La prise en charge post-hospitalière des patients figure dans les protocoles de guérison, voire devient quasi incontournable dans bien des cas... Les Kinésithérapeutes y contribuent.